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Sélection d'art & artisanat d'Afrique

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LES ETHNIES AFRICAINES
Voilà un domaine d'une telle ampleur, autant l'admettre tout de suite, nous n'en ferons pas le tour complet ! Ceci est une présentation simplifiée de la répartition ethnique sur le continent Africain et des caractéristiques des principaux groupes ethniques que vous allez rencontrer fréquemment en parcourant notre site.
Le groupe AKAN / ASHANTI.
Ce groupe vit dans la partie centre méridionale du Ghana jusque dans les régions frontalières de la Côte d'Ivoire. Il intègre entre autres les Akan, Ashanti, Abron et Attié. Les Ashanti sont des artisans hors pair, maîtrisant parfaitement la forge et l'or, ils ont produit une grande quantité de bijoux très raffinés et d'objets usuels en bois, cuivre ou terre cuite, destinés principalement à la cour et aux notables. Les poupées féminines de fécondités (Akuaba ou akwaba) sont leurs statues les plus réputées ainsi que leurs tabourets et appuie tête à la forme caractéristique.
La société BAMBARA / BAMANAN.
Fondée au 18ème siècle, c'est l'ethnie la plus représentée au Mali. L'art Bambara a de nombreuses variantes stylistiques, que se soit à travers les masques, les statues ou bien les objets usuels. Diverses sociétés dirigées par les anciens exercent un contrôle social et économique, pour le bien de la communauté.
Les membres de la société Chi Wara portent le cimier du même nom dans les champs lors des semailles dans le but de favoriser leur fertilité. Le corps du cimier représente la course du soleil, comme le témoignage des saisons successives. La tête longiligne surmontée de longues cornes est celle de l'antilope. L'antilope Chi Wara est devenue la figure emblématique de l'actuel Mali.
Les BAMILEKE, BAMOUN et TIKAR.
Ces trois peuples se partagent le royaume du Grassland, qui s'étend du Cameroun jusqu'à l'intérieur des terres du Nigéria.
La société Bamiléké est dirigée par un roi appelé FON, le roi détenant presque tous les pouvoirs. L'art Bamiléké est généralement destiné aux cérémonies royales et sociales, les objets usuels étant le plus bel exemple d'affirmation de leur pouvoir. Parmi les sous-famille Bamiléké, on peut aussi noter la présence des Bangwa et des Batcham. Les Bamouns quant à eux, ont une vie sociale plutôt orientée vers la conquête des chefferies voisines, d'où leur réputation de féroces guerriers.
Le peuple BAOULE / BAULE.
Occupant la forêt et la savane à l'Est de la Côte dIvoire depuis le 18ème siècle, les BAOULE étaient une des ethnies majoritaires jusqu'à ce que leur royaume éclate au début du 20ème siècle à cause de tensions internes. L'art Baoulé est très fin et diversifié. Les masques ne sont portés que par les hommes et se rapportent à 3 types de danses : le gha gha, le bonu amuen et le goli. Les statuettes Blolo Bla représentent une conjointe mystique et le Blolo Bian ou Blolo Yasua, un conjoint mystique. Le Blolo étant à interpréter comme une dimension spirituelle parallèle à la réalité.
Les BASSA.
Peuple d'agriculteurs du Libéria vivant principalement de la culture du riz, les BASSA possèdent deux types de sociétés : Une société masculine '' NO '' représentée par le masque '' gelé '', et une société féminine '' Sendé '' où les femmes portaient les masques heaumes appelés '' bundu ''.
Les BETE.
Les BETE, vivent au centre de la Côte d'Ivoire. C'était un peuple de chasseurs, qui vit plutôt de l'agriculture à présent. Leurs masques aux traits stylisés très creusés sont caractéristiques, souvent ornés de clous avec une bouche large et les orbites très enfoncés sous les paupières. Leurs voisins les Nyabwa utilisent des masques assez similaires.
Les BOBO et TOUSSIAN.
Les BOBO sont les plus proches voisins des Toussian, ils vivent au Centre Est du Burkina Faso. Ce peuple principalement agriculteur vénère Wuro, créateur de la terre et des animaux. Les masques sont sortis lors des cérémonies agraires, initiatiques ou funéraires. Les masques Toussian ont cette particularité d'être complètement plats, surmontés d'une tête d'oiseau au long bec.
Les BWA / BOA / BWABA.
3 fois plus nombreux que les Bobo et Toussian réunis, les BWA vivent au centre du Burkina Faso entre les Bobo et les vastes terres du Mali. Le village est administré par le conseil des anciens. Fermiers, forgerons et musiciens sont les 3 grandes familles chez les BWA, comme chez les Peulh. Les longs masques verticaux Nwantantay sont sortis à loccasion des funéraires des dignitaires de la communauté et pendant les festivals. Tandis que les masques animaliers, et notamment les larges masques papillons ou chouettes sortent pour les fêtes agraires. Les masques zoomorphes sont les plus représentatifs de leur art : phacochère, antilope, crocodile, singe, etc... Les caractéristiques picturales des masques BWA (cercles concentriques, couleurs et motifs géométriques...) se rapprochent fortement des masques MOSSI.
Les clans DAN, Maou et Kran.
Les DAN au nombre de cent cinquante mille, vivent au nord-ouest de la Côte d'Ivoire et au nord-est du Liberia. Vivant principalement dans la forêt, les DAN sont pour la plupart agriculteurs. Les masques de courses aux yeux circulaires sont les plus connus, mais on compte onze types de masques servant à différents rites : masque-échassier, masque de funérailles, masque-juge. Leurs fonctions sont soit de divertir, soit d'initier au contrôle social. Les masques passeports jouent aussi un rôle très important pour l'identité de chaque clan. Les statues Dan sont habituellement réalisées pour représenter une épouse favorite.
Le groupe DJIMINI / LIGBI.
Les DJIMINI / LIGBI sont une sous famille des Sénoufo, installés au nord est de la Côte d'Ivoire, ils sont voisins des Diula et des Nafana. Les caractéristiques de leurs masques sont très proches des masques Kpéliyée Sénoufo, au menton pointu et portant des ailette latérales. Par contre les scarifications sont différentes, leurs yeux sont souvent mi clos, regardant vers le bas. Ces masques en particulier représentent un idéal féminin.
Le peuple DOGON.
Le peuple DOGON a immigré au Mali vers le XVème siècle auprès de la falaise de Bandiagara au Mali, dans la région accupée jusqu'alors par les Tellem. Dans la société Dogon, le Hogon est le responsable de région, ensuite gouvernent les chefs de clans, gardiens de l'autel des ancêtres. Par leurs divers cultes, les Dogons font appel à différentes cérémonies, ce qui les rend très productifs, s'adonnant à un art riche et varié, autant vis à vis du bois, avec les masques, les statues et objets de la vie courante, que vis à vis du bronze, de la terre cuite, ou encore du tissage.
Masque de chasse Dogon.
Les EJAGHAM.
Le clan EJAGHAM est voisin des Ekoi à l'Est du Nigéria. Il évolue sous un régime tutélaire lié au culte du Léopard. Le pouvoir est décentralisé et généralement ne sort pas du village. Les masques ou têtes heaumes sont recouverts de peaux et ornés de coiffes d'une grande dimension. Chaque masque a sa fonction, dirigée par plusieurs sociétés, celle de l'entraide est nommée ''Ikem'', l'incarnation du léopard appelée ''nkanda'' est gérée par le chef du village.
Le groupe EKET / IBIBIO / AWANG / EFIK et la société secrète EKPO.
Les EKET / IBIBIO vivent à l'Est du Nigéria, à l'Ouest de la région du Cross River, à la frontière du Cameroun. Ils forment un grand groupe comprenant les Awang, les Eket et les Efik. La société Ekpo régit l'organisation politique, sociale et religieuse, comme dans la plupart des groupes ethniques de la région. On rencontre fréquemment des masques circulaires Eket, aussi appelés masques lunaires, ces masques sont étroitement liés aux cérémonies de la société secrète Ekpo, responsable des cultes ancestraux.
L'Ethnie FANG / FAN au Gabon, Guinée Equatoriale et Sud-Cameroun.
Les FANG (autrefois Pahouin), au nombre de 2 millions, sont dispersés entre la partie méridionale du Cameroun, le Gabon et la Guinée Equatoriale à la suite d'importantes migrations. Les Pahouin comptaient parmi les guerriers antropophages les plus redoutés. La cohésion sociale des FANG est maintenue par les sociétés secrètes Ngil et So. Le masque Ngil a une fonction judiciaire, de forme effilée avec les sourcils en forme de coeur, la forme de sa bouche varie en fonction de son appartenance géographique. Les reliquaires ou BYERI sont attribués au culte des ancêtres dont les ossements sont conservés et consultés pour tout événement important du village.
Le peuple GOURO / KWENI.
Les GOURO vivent au Centre-Est de la Côte d'Ivoire encerclés par les Baoulé, Yaouré, Malinké, Bété et Wé. Rebaptisés Gouro par les colons Français, ce peuple s'appelait à l'origine KWENI. La société gouro est régie par un conseil des anciens, toujours appuyé par une société secrète qui perpétue les cérémonies rituelles. Le masque Gouro est facilement reconnaissable à sa patine cuite très colorée, représentant un esprit de la nature, surmonté d'une coiffe animale.
Les GREBO.
Voisins des DAN / Kran, des Bassa, puis des Sapi, les GREBO occupent la pointe Sud du Libéria, à la lisière de la Côte d'Ivoire. Le BODIO est le chef chez les Grébo, il vit coupé du monde extérieur, sans lien particulier avec une société secrète. Les masques Grébo arborent généralement une ou plusieurs paires d'yeux tubulaires, ayant une fonction visionnaire dans la tribu.
Les GUERE et WOBE du groupe WE.
Les GUERE (ou n'guéré) / WOBE / WE vivent dans les forêts à l'Ouest de la Côte d'Ivoire, empiétant sur les frontières du Libéria. Cest un peuple réputé pour sa grande connaissance des plantes dans un but médical. Souvent très chargés, ornés de plumes, coquillages, peaux, dents, clous ou cornes pour en augmenter le pouvoir magique, leurs masques sont particulièrement liés au culte funéraire ou ont une vocation à rendre justice. Les rares statues Wé sont reconnaissables à la ligne verticale qui divise leur front en deux.
Le peuple IBO / IGBO.
Proches voisins des Ibibio et des Ekoi, les IGBO se sont installés vers le XIe siècle au Nord-Est du Nigeria. Au nombre de huit millions, les Igbo pratiquent l'agriculture dans une région partagée entre la forêt et les marais. Chaque village est soumis au conseil des anciens et divisé en sociétés secrètes dont la société Ekpo, très représentée dans cette région du Delta du Niger. La grande statue Ikenga, ornée d'une imposante couronne de cornes, incarne la puissance du roi unifiant le village. Autrefois, à la mort du personnage, on brisait la statue pour affirmer ce lien indissociable entre l'être et sa représentation symbolique. Le masque est présent dans de nombreuses cérémonies, au visage allongé présentant deux larges scarifications descendant à la verticale des yeux, souvent soulignées de kaolin. Les Igbo-Izi vivant au Nord-Est du territoire ont un masque très différent, incarnant un esprit d'Eléphant aux traits stylisés et cubiques.
La tribu IDOMA.
Venant de l'Ouest et de l'Est, les IDOMA se sont fixés au XIXe siècle au Nigéria, au confluent du Bénué et du Niger. Ils sont essentiellement agriculteurs et commerçants. Les anciens ont la charge de la sécurité et de l'ordre dans le village. Les statues représentent souvent la fertilité ou le culte des ancêtres. Les masques sont sortis pendant les fêtes funéraires des notables, certains masques au visage de colons grimaçants ont un rôle d'amuseurs durant les festivités populaires.
Les Kwélé, Mahongwé, Sango, Obamba et Shamayé du groupe KOTA.
Les KOTA sont répartis à l'Est du Gabon. Les reliquaires Kota appelés Bwété étaient utilisés pour le culte des ancêtres, posés sur un panier ou une boîte renfermant les vieux ossements, l'effigie de bois ornée de cuivre en était le gardien. Ce culte gérait la structure sociale et religieuse de la famille ou du clan. Les rares masques n'apparaissent que lors des cérémonies d'initiation. Seuls les Kwélé ont un usage plus répandu du masque, en forme de coeur, blanchi au kaolin et aux yeux finement incisés. Ces masques Kwélé dits EKUK restent accrochés dans les habitations et sont sortis dans le village pour activer les forces bénéfiques du Bwété.
Le peuple LOBI.
Les Lobis sont deux cent cinquante mille à vivre entre le Burkina Faso, le Ghana et la Côte d'Ivoire. Excellents chasseurs, les Lobi considèrent le gibier comme une divinité qui transmet sa force au chasseur victorieux. Ils ne possèdent pas de masques, mais de nombreuses statues servant au culte des esprits, culte appelé le Thil. Ces statues représentent des défunts, des revenants ou des esprits de la brousse, à l'image des statuettes Batéba ou encore des Têtes Piquets. D'après les croyances Lobi, les ancêtres subsistent après la mort, ainsi de nombreux autels leurs sont consacrés afin que ceux-ci veillent à l'équilibre de la famille et du village.
La tribu MAMBILA.
Agriculteurs et éleveurs, les Mambila sont peu nombreux (environs 25000). Situés à l'origine, sur le plateau de Sardauna au Nigéria, ils occupent la partie Ouest du Cameroun, juste au dessus des territoires Bamoun et Bamiléké. Chez les Mambila, le chef du village maintient l'ordre social de la communauté. Les statues caractéristiques au visage presque plat en forme de coeur représentent les ancêtres, responsables de la prospérité du clan. Les masques Mambila sont principalement des heaumes utilisés lors des danses célébrant la fin de la saison des semailles.
Une liste non exhaustive à compléter au fil des découvertes...
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